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Dossier

PEDOPHILIE Relevé à la Page 4062 du JOURNAL OFFICIEL

Questions-Réponses ASSEMBLEE NATIONALE du 04.11.2002

Enfants (protection - personnes mises en examen pour pédophilie)

M. ................. attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les problèmes que pose le devenir de personnes accusées d'actes de pédophilie. Il souhaiterait en particulier connaître quels sont les moyens concrets prévus par la loi pour éviter qu'une personne ayant été mise en examen pour pédophilie continue à exercer une activité professionnelle dans un environnement scolaire ou associa-tif pour enfants. Réponse. - Le garde des sceaux, ministre de la justice, a l'hon-neur de faire connaître à l'honorable parlementaire que, dans un souci de mieux prévenir les abus sexuels et les infractions à carac-tère pédophile, une attention particulière doit, en effet, être portée à l'égard des personnes dont l'activité s'exerce au contact per-manent de mineurs. Le contrôle à l'embauche des personnes exer-çant leur activité professionnelle auprès d'enfants doit être renforcé pour prendre en compte leur protection. A cette fin, l'article 12 de la loi du 17 juin 1998 (art. 222-45-3° du code pénal) relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles et à la protec-tion des mineurs a complété, pour toutes les agressions sexuelles, les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne ainsi qu'en matière de trafics de stupéfiants, la liste des peines complémen-taires encourues par les personnes physiques en instaurant l'inter-diction d'exercer soit à titre définitif, soit pour une durée de dix ans maximum une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs. Par ailleurs, cette peine complémentaire prise en application de l'article 777-4° du code de procédure pénale est portée au bulletin n° 3 du casier judiciaire et maintenue pendant la durée de la mesure. Ainsi, les organismes qui désirent employer des personnes pour des activités d'encadre-ment de mineurs pourront s'assurer notamment en exigeant des candidats la production du bulletin n° 3 du casier judiciaire que ces derniers ne font l'objet d'aucune condamnation incompatible avec les activités envisagées. Cette peine complémentaire assure ainsi la protection des mineurs et prévient le risque de récidive.