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L'Union départementale

DIWAN : la position départementale

Communiqué commun aux unions départementales des côtes d'Armor, du Finistère, de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan au sujet de l'intégration de Diwan dans le service public de l'Education Nationale.

Réunies le 1er juin 2002 à TREVE ( 22), les unions départementales des Côtes d'Armor, du Finistère, de l'Ie-et-Vilaine et du Morbihan, tiennent à faire connaître leur position à l'égard de Diwan. Auparavant, il est bon de rappeler ce qu'est la méthode Diwan de l'enseignement du breton par immersion. Il s'agit de faire en sorte qu'un enfant de la petite section de maternelle jusqu'au CE1 n'entende que du breton, n'écoute que du breton, ne parle qu'en breton pendant plus de 8 heures par jour et même 9 heures s'il reste en garderie ! et ceci pendant 6 années ! Il ne parlera en français que de temps en temps à partir du C. E. 1.(dans les plages horaires réservées à l'enseignement du français ) . Extrait des instructions du 30 avril 2002: Cycle 2 : Français : " l'enseignement de la lecture et de l'écriture en français commence au cours du CE1 ". Pour le cycle 3 , hormis l'enseignement du français, l'ensemble des matières est étudié en langue régionale " D'autre part, en cas d'intégration dans une école publique, pour une bonne immersion, on séparera les petits "bretons" des petits "français" pendant les récréations et la restauration. Les nouveaux textes publiés et signés par Jack Lang ne changent rien à la philosophie de l'association Diwan et ses principes immersifs ne sont nullement modifiés. Il ne suffit pas de supprimer les mots qui choquent pour devenir angélique. Les délégués départementaux des unions précitées, sont unanimes pour rejeter toutes intégrations d'écoles à caractère spécifique comme Diwan et autres sur le territoire français. Le droit associatif existe dans notre pays, il est nécessaire au bon fonctionnement de la nation, mais une association ne doit pas prétendre ni exiger d'être intégrée dans un service public. La diversité et le droit de parler sa langue régionale ne doivent pas aboutir à transformer notre service public de l'éducation nationale en une mosaïque d'écoles toutes différentes enfermant chaque particularisme dans un ghetto créé par lui-même. Aujourd'hui on nous propose l'intégration des écoles bretonnes, que nous proposera-t-on demain ? Le droit à la culture ne se résume pas uniquement au breton. Les Basques, les Corses et bien d'autres peuvent avoir les mêmes revendications. Si nous acceptons l'intégration de Diwan dans le service public, nous nous pourrons pas refuser à d'autres ce même droit. L'enseignement des langues régionales peut se faire dans des classes bilingues du service public. En conclusion, les délégués départementaux des Côtes d'Armor, du Finistère, d' Île-et-Vilaine et du Morbihan, déclarent: Nus sommes favorables à l'enseignement des langues régionales dans les classes bilingues de l'école publique et laïque. Mais nous sommes fermement opposés à l'intégration dans le service public de toute école de type Diwan pratiquant l'enseignement par immersion.

Le 1er juin 2002. Les unions du 22,29, 35 et 56.